Activité : Autonomisation et recommandations

Voici une liste de recommandations, de politiques et de stratégies d’action liées à la participation des femmes dans la vie politique au Canada. Prenez-en connaissance et déterminez dans quelle catégorie elles se classent. N’oubliez pas que certaines peuvent appartenir à plus d’une catégorie.

1. Toutes les femmes ont le droit de vote.

Directive

Indifférente au genre

Consciente du genre

Sensible au genre

Transformatrice

2. Les femmes n’ont pas le droit de briguer les suffrages des électeurs ou s’assumer une charge publique.

Directive

Indifférente au genre

Consciente du genre

Sensible au genre

Transformatrice

3. Au court de récentes élections, les recherches ont indiqué que les candidates recevaient moins de temps d’antenne dans les médias que les candidats.

Directive

Indifférente au genre

Consciente du genre

Sensible au genre

Transformatrice

4. Les seuls dossiers confiés aux élues touchent la question des femmes ou des enfants.

Directive

Indifférente au genre

Consciente du genre

Sensible au genre

Transformatrice

5. Le gouvernement national se dote d’un bureau de la condition féminine.

Directive

Indifférente au genre

Consciente du genre

Sensible au genre

Transformatrice

6. Vote d’une loi sur l’équité salariale qui garantit un salaire égal pour un travail égal.

Directive

Indifférente au genre

Consciente du genre

Sensible au genre

Transformatrice

7. Les partis politiques adoptent des quotas pour garantir qu’au moins 35 % des candidats aux élections seront des femmes.

Directive

Indifférente au genre

Consciente du genre

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8. Une femme ouvertement gaie est élue pour diriger le gouvernement fédéral.

Directive

Indifférente au genre

Consciente du genre

Sensible au genre

Transformatrice

Commentaires :

1. Jusqu’en 1917, les femmes au Canada n’avaient pas le droit de vote. Acquérir le droit de vote se trouve donc dans la catégorie transformatrice pour les femmes et le système politique, car cet événement a apporté un changement fondamental au sein du gouvernement de l’époque. Certes, acquérir le droit de vote a été extrêmement important, mais il n’a été que la première étape vers la pleine participation des femmes en politique. En effet, le fait que les femmes et les hommes soient capables de voter relève aujourd’hui d’une politique indifférente au genre. Elle suppose que les hommes et les femmes ont les mêmes besoins et les mêmes expériences et, par conséquent, elle leur donne exactement les mêmes choses.

2. Interdire aux femmes de se présenter à des élections ou d’assumer une charge publique appartient à catégorie directive, car on les prive des mêmes droits civils et politiques que les hommes au nom de stéréotypes basés sur des comportements et des compétences traditionnellement attribués à chacun des sexes. Jusqu’en 1921, les femmes au Canada n’avaient pas le droit de se présenter aux élections fédérales parce que ce droit était réservé aux « personnes » en vertu de l’Acte de l’Amérique britannique du Nord. Or, les femmes n’étaient alors pas considérées comme des « personnes ». Cinq femmes ont remis en question cette interprétation et ont été autorisées à se présenter aux élections fédérales. C’est ainsi qu’Agnes Macphail a été élue première femme députée au Canada.

3. Rassembler et rendre compte des résultats d’une recherche en fonction du sexe tombe dans la catégorie consciente du genre, car on reconnaît la différence des besoins et des expériences entre les hommes et les femmes. Mais les résultats de l’étude semblent indiquer que les valeurs véhiculées par les médias et le public sont plutôt directives. La couverture médiatique que reçoivent les candidats en fonction de leur sexe plutôt que de leurs compétences est déséquilibrée et laisse entendre que les stéréotypes basés sur le genre ont des incidences sur les réactions du public et des médias. Ce déséquilibre pourrait désavantager les candidates et contribuer à renforcer les stéréotypes basés sur le genre.

4. Dans certains contextes, cette affirmation représente une situation directive. En confiant aux femmes uniquement des dossiers sur des questions liées aux femmes et aux enfants, on renforce et maintient les rôles sexuels traditionnels et les stéréotypes liés à la division du travail en fonction des sexes. Dans d’autres contextes, quand les femmes n’ont jamais eu le droit d’être en position de pouvoir ou quand les différents besoins des femmes et des hommes ont été ignorés, on pourrait considérer qu’il s’agit d’une politique ou d’une pratique consciente du genre ou sensible au genre.

5. Créer un organisme pour répondre aux inquiétudes des femmes tombe dans la catégorie consciente du genre, car on reconnaît que les femmes ont des besoins et des expériences distinctes. C’est également un exemple d’une intervention sensible au genre, car on passe du simple fait de reconnaître les différences au fait d’élaborer une intervention personnalisée pour répondre aux besoins des femmes sur le plan politique.

6. Depuis des dizaines années, les défenseurs des droits des femmes et leurs alliés ont travaillé avec diligence pour assurer le même salaire aux personnes qui faisaient le même travail, quel que soit leur sexe ou leur genre. Malgré la Déclaration canadienne des droits qui garantit l’égalité des sexes et protège contre toute forme de discrimination – et dix autres catégories – les femmes et les hommes ne reçoivent toujours pas le même salaire pour le même travail. En moyenne, les femmes gagnent actuellement environ 20 % de moins que les hommes. Créer les conditions pour faire appliquer une loi sur l’équité salariale serait une expérience transformatrice, car cela tiendrait les employeurs légalement responsables de payer le même salaire pour le même travail, quel que soit le sexe ou le genre de leurs employés. [1]

7. Les femmes constituent plus de la moitié de la population, mais n’occupent pas la moitié des postes gouvernementaux, et les fonctions qu’elles exercent sont souvent moins importantes que celles occupées par des hommes. Les femmes sont souvent marginalisées sur le plan politique et ne prennent pas part aux décisions importantes, notamment au Parlement, qui est chargé de créer nos lois. En adoptant des quotas pour garantir qu’au moins 35 % des candidats aux élections sont des femmes, on reconnaît le besoin d’une représentation accrue des femmes dans des postes de leadership et c’est un exemple d’une intervention sensible au genre. Cela tombe également dans la catégorie sensible au genre, parce que c’est une stratégie personnalisée visant à accroître le nombre de femmes dans des postes où elles ont le pouvoir de légiférer. Cet exemple pourrait également appartenir à la catégorie transformatrice, car il encourage des changements structurels au sein des partis politiques et du Parlement. Bien que des lois similaires entrent peu à peu en vigueur dans d’autres pays, comme en Pologne, aucune loi du genre n’a encore été adoptée au Canada.

8. Une femme ouvertement gaie élue à la tête d’un gouvernement serait considéré comme appartenir à la catégorie transformatrice pour deux raisons : jamais une femme ni quiconque ouvertement gay n’a été élu au poste de premier ministre du Canada. Kim Campbell, la première et seule femme à devenir première ministre n’a pas été élue. Elle a été officiellement nommée par le gouverneur général lorsque le premier ministre Brian Mulroney annonça qu’il se retirait de la politique avant la fin de son mandat. Elle n’a pas eu de succès aux élections suivantes. En outre, un certain nombre de gais et de lesbiennes ont été membres du Parlement, ministres, membres d’une assemblée législative provinciale ou ont été à la tête d’un parti politique important. Mais il n’y a jamais eu de premier ministre ouvertement gai au Canada.

Source: [1] http://www.parl.gc.ca/Content/LOP/ResearchPublications/2010-30-f.pdf

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