Discuter des croyances sur la question du sexe

Lorsqu’un enfant naît, la première question que les parents posent est la suivante : « Est-ce un garçon ou une fille? » À la naissance, la réponse à cette question est presque uniquement fondée sur l’apparence des organes génitaux. La présence d’un pénis signifie que c’est un garçon, et la présence d’un vagin signifie que c’est une fille. La présence d’organes génitaux qui ne correspondent pas à l’une ou l’autre de ces catégories cause une certaine inquiétude et peut même entraîner une intervention.

Il est évident que la présence de caractéristiques corporelles qui ne correspondent pas au corps masculin ou féminin typique pourrait signifier la présence d’un trouble génétique, qui pourrait entraîner de graves problèmes de santé ou un risque d’infertilité dans l’avenir. Par ailleurs, les variantes biologiques causent un profond malaise chez les gens, notamment les inversions sexuelles ainsi que la présence d’organes génitaux ambigus et de caractères sexuels secondaires atypiques.

Considérez la théorie psychopop du « complexe de Napoléon » ou « Syndrome du petit homme ». Selon cette théorie, les hommes comme Napoléon compenseraient leur petite taille par des comportements d’agression et une soif de pouvoir. Cependant, cette théorie, contestée par le monde de la recherche, ne peut être valable que si le fait d’avoir une petite taille est perçu par les hommes comme un handicap à surmonter. Un biologiste évolutionniste arguerait que les hommes plus grands et plus forts sont avantagés, en ce sens qu’ils sont ou semblent être plus capables de nourrir et de protéger leur famille. Mais cette explication prend pour acquis que ce sont, de nature, les hommes plutôt que les femmes qui assument le rôle de pourvoyeurs et de protecteurs.

Les réactions aux corps découlent donc en partie de ce que nous concevons comme des rôles appropriés chez les femmes et les hommes. Nous explorerons davantage ce sujet dans les modules ultérieurs portant sur « le genre » et « le sexe et le genre ». Mais nous devons aussi réfléchir davantage sur les raisons qui expliquent notre besoin d’établir clairement l’appartenance d’une personne à un sexe ou l’autre et observer nos réactions lorsque nous ne pouvons pas classer cet individu avec certitude.

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