Vérifier les solutions que nous proposons

Peu importe la façon dont nous définissons le « problème » de la criminalité juvénile, nous devons nous interroger sur l’efficacité de la solution proposée. Par exemple, l’emprisonnement réduit-il vraiment le crime juvénile? Bien qu’il soit difficile de déterminer si la criminalité chez les jeunes est vraiment à la hausse au Canada, la recherche démontre que l’incarcération n’est pas une solution efficace..

« La recherche en sciences sociales indique de façon constante que l’imposition de peines plus sévères aux adolescents n’a aucune incidence sur le taux de criminalité juvénile. Les jeunes qui sont à risque de commettre des crimes ne considèrent pas la possibilité d’être appréhendés ni les conséquences qui en découlent. » [1]

Dans un même ordre d’idées, une étude menée en 2008 par le Ministère de la Justice Canada révélait que la plupart des répondants ne croyaient pas que l’imposition de peines dans des prisons pour jeunes ou adultes étaient un moyen très efficace pour favoriser des comportements acceptables chez les jeunes.

GRAPHIQUE.  Pourcentage des répondants indiquant que les interventions suivantes seraient « très efficaces » pour favoriser un comportement acceptable chez les jeunes, Canada, 2008


Sources: graph ; [1] Cesaroni, C. & Bala, N. (2008) Deterrence as a principle of youth sentencing: No effect on youth, but a significant effect on judges. Queen’s Law Journal, 34: 447.

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